• Voici quelques messages concernant le don de guérison de Frère André, qui a été canonisé en 2010 (source : "Une pensée par jour" / Mediaspaul).

        

    Frère André parle au Père Cousineau

    Le Père Cousineau (le supérieur de Frère André) lui a demandé un jour comment il s'y prenait pour guérir les malades. Voici la réponse de Frère André :

    Quand je vois que j'ai affaire à un pécheur, je lui rappelle que son âme a été rachetée par le sang de notre Seigneur. Et alors je l'encourage à aller se confesser et à communier souvent. Je raconte aux visiteurs la Passion de Notre Seigneur.

        

    Le témoignage du Père Emile Deguire

    Frère André avait le don de guérisseur à son insu. Un jour, je lui ai dit :

    C'est curieux, Frère André. Dans certains cas, vous dites aux malades : "Vous êtes guéri", et c'est fait. Parfois, vous conseillez de prier saint Joseph, de faire des neuvaines; à d'autres vous dites de se frictionner avec une médaille, de se servir de l'huile de saint Joseph. D'autres fois, vous dites : "Je m'en vais prier pour vous". Pour quelles raisons cette différence ? Il m'a répondu : "Quand je dis à quelqu'un : lâchez vos béquilles, c'est que c'est évident qu'il va guérir".


  • Une petite "pensée" de votre serviteur...

        

    L'homme qui n'aime pas, c'est l'homme qui a un regard dans lequel les péchés et les pécheurs se confondent. Il pense que pour se débarrasser du péché, il faut se débarrasser du pécheur. Il va s'efforcer de le faire tomber. 

        

    L'homme qui aime, c'est l'homme qui a un regard dans lequel les péchés et les pécheurs ne se confondent pas. Il pense que pour se débarrasser du péché, il faut convertir le pécheur. Il va s'appliquer à prier pour lui.


  • Des extraits du livre "Les femmes mystiques" (qui regroupe des catéchèses de Benoît XVI).

        

    Sainte Jeanne d'Arc (1412-1431)

    LES JUGES DE JEANNE D'ARC ETAIENT DES ECCLESIASTIQUES (extrait de l'audience générale du 26 janvier 2011)

    Ce procès est une page bouleversante de l'histoire de la sainteté et également une page éclairante sur le mystère de l'Eglise, qui, selon les paroles du Concile Vatican II, est "à la fois sainte et appelée à se purifier" (LG, n.8).

    C'est la rencontre dramatique entre cette sainte et ses juges, qui sont des ecclésiastiques. Jeanne est accusée et jugée par eux, jusqu'à être condamnée comme hérétique et envoyée à la mort terrible sur le bûcher. A la différence des saints théologiens qui avaient illuminé l'unniversité de Paris, comme saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin et le bienheureux Duns Scot, dont j'ai parlé dans plusieurs catéchèses, ces juges sont des théologiens auxquels manquent la charité et l'humilité pour voir chez cette jeune l'action de Dieu. Les paroles de Jésus viennent à l'esprit, selon lesquelles les mystères de Dieu sont révélés à qui possède le coeur des tout-petits, alors qu'ils restent cachés aux sages et aux savants qui n'ont pas d'humilité (cf. Lc 10, 21). Ainsi, les juges de Jeanne sont radicalement incapables de la comprendre, de voir la beauté de son âme : ils ne savaient pas qu'ils condamnaient une sainte.

        

    Sainte Catherine de Bologne (1413-1463)

    LA PATIENCE DANS LES PERIODES DE CRISES SPIRITUELLES PROFONDES (extrait de l'audience générale du 29 décembre 2010)

    (...) elle affirme qu'elle est entrée au service de Dieu "illuminée par la grâce divine [...] avec une conscience droite et une grande ferveur", attentive nuit et jour à la sainte prière, s'appliquant à conquérir toutes les vertus qu'elle voyait chez les autres, "non par envie, mais pour plaire davantage à Dieu en qui elle avait placé tout son amour" (Le sette armi spirituali, [les sept armes spirituelles], VII, 8, Bologne 1998, P.12).

    Ses progrès spirituels au cours de cette phase de sa vie sont importants, mais les épreuves, les souffrances intérieures, en particulier les tentations du démon sont également grandes et terribles. Elle traverse une profonde crise spirituelle qui la conduit au bord du désespoir (cf. ibid., VII, p. 12-29). Elle vit dans la nuit de l'esprit, également frappée par la tentation de l'incrédulité envers l'Eucharistie.

    Après tant de souffrance, le Seigneur la console : dans une vision, il lui donne la claire connaissance de la présence eucharistique réelle, une connaissance si lumineuse que Catherine ne réussit pas à l'exprimer à travers les mots (cf. ibid., VIII, 2, p. 42-46).

        

    Sainte catherine de Sienne (1347-1380)

    LE DON DES LARMES (Les larmes des saints se mélangent au Sang du Christ) (extrait de l'audience générale du 24 novembre 2010)

    Un autre trait de la spiritualité de Catherine est lié au don des larmes. Celles-ci expriment une extrême et profonde sensibilité, la capacité à s'émouvoir et à éprouver de la tendresse. De nombreux saints ont eu le don des larmes, renouvelant l'émotion de Jésus lui-même, qui n'a pas retenu et caché ses pleurs devant le sépulcre de son ami Lazare et la douleur de Marie et de Marthe, et à la vue de Jérusalem, au cours de ses derniers jours terrestres.

    Selon Catherine, les larmes des saints se mélangent au Sang du Christ, dont elle a parlé avec un ton vibrant et des images symboliques très efficaces : "Rappelez-vous du Christ crucifié, Dieu et homme (...). Donnez-vous pour projet le Christ crucifié, cachez-vous dans les plaies du Christ crucifié, noyez-vous dans le sang du Christ crucifié" (Recueil de lettres, Lettre n. 21; A une personne que l'on ne nomme pas). 

          

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  • Une petite réflexion de votre serviteur...

        

    Quand on est enfant, il y a toujours des plats que l'on n'aime pas manger. Le goût de certains aliments nous est désagréable (bien que ces derniers soient bons pour notre croissance physique).

    Puis, le temps passant - et nos parents insistant pour que nous nous "forcions un peu" -, on finit par aimer ces choses que l'on n'aimait pas. Ce qui était désagréable devient alors agréable. Finir notre assiette n'est plus une corvée. Une "conversion du goût" s'est opérée en nous.

        

    Quand on cherche à aimer Dieu, je crois que c'est un peu pareil. Certains exercices qui ont pour but de nous rapprocher de Lui peuvent parfois nous paraître longs et fastidieux (bien que ces exercices soient bons pour notre croissance spirituelle) : prier le Rosaire nous est difficile, jeûner au pain et à l'eau nous est difficile...

    Puis, avec le temps - et grâce à notre patience et à notre persévérance -, une "conversion du goût" se produit en nous. Ce qui était difficile devient alors facile. Ce qui était une corvée devient un plaisir. Prier le Rosaire et jeûner nous procurent de la joie et l'on se prend même à désirer ces moments de rencontre avec Dieu car ils nous font du bien.

        

    Non, plus rien n'est une corvée. C'est alors que l'on comprend que le Rosaire est fait pour l'homme (et non pas l'homme pour le Rosaire); que le jeûne est fait pour l'homme (et non pas l'homme pour le jeûne)... Plus rien n'est une corvée. 

       

    Oui, vraiment, je crois que le cœur se met à aimer Dieu lorsqu'il commence à comprendre cette parole que Jésus nous a donnée : "Le Sabbat a été fait pour l'homme et non pas l'homme pour le sabbat" (Marc 2, 27).


  • Une petite "pensée" de votre serviteur...
        
    Un homme qui prie, c'est un homme qui fait de la paix un préalable à la résolution de ses problèmes.
    Un homme qui ne prie pas, c'est un homme qui fait de la résolution de ses problèmes un préalable à la paix.