• Une petite pensée de votre serviteur (publiée pour la première fois le 8 novembre 2015).
        
    Jeûner avec avec le cœur, c'est avoir de l'appétit pour le jeûne. C'est avoir faim de jeûne.


  • A Medjugorje, la Vierge nous demande de jeûner au pain et à l'eau le mercredi et le vendredi. Dans un message en date du 1er mars 1984, elle a également parlé du jeûne du jeudi...

        

    Le jeudi, que chacun trouve sa manière de jeûner : celui qui fume, qu'il s'abstienne de fumer; celui qui boit de l'alcool, qu'il n'en boive pas. Que chacun renonce à quelque chose qui lui est cher. Que ces recommandations soient transmises à la paroisse.


  • Voici un article qui a été écrit par Ana Shawl (la responsable de l'IIPG "Queen of Peace" et l'organisatrice des conférences du voyant Ivan aux Etats-Unis). Cet article est paru dans la Newsletter de June Klins du mois de décembre 2015 (traduit par mes soins à partir de la version anglaise).
        
    Récemment, quelqu'un a posé la question et j'ai pensé que je devais expliquer ce qui se faisait à Medjugorje et ce que l'Eglise avait à dire concernant le jeûne, quand le jeûne tombe un jour où il y a une fête particulière.
        
    Comme vous le savez, nous jeûnons les mercredis et les vendredis. Mais cette année, Noël tombe un vendredi.
        

    Noël est considéré comme un jour de fête et non pas comme un jour de jeûne. Nous accueillons l'Enfant Jésus et c'est un grand jour pour nous. C'est le jour où le Sauveur est venu dans le monde. C'est pourquoi ce n'est pas un jour où l'on jeûne ("day of fasting") mais un jour où l'on fait la fête ("day of feasting").
        
    Du catéchisme : "L'abstinence de viande ou d'autres aliments, telle que la Conférence Episcopale l'a définie, doit être observée tous les vendredis, à moins qu'une solennité ne tombe un vendredi".
        
    Noël, de ce fait, entre dans cette catégorie.
     Il ne devrait pas y avoir de jeûne pour Noël, ni pour Pâques. Et à Medjugorje, on ne jeûne pas ces jours-là.
        
    Selon certains de mes amis qui habitent à Medjugorje, ce qui va se passer, cette année, c'est qu'ils vont jeûner le mercredi. La veille de Noël est également un grand jour pour eux : les membres de la famille se rassemblent et, dans la soirée, ils se préparent à aller à la Messe de minuit.
        

    Donc, beaucoup d'entre eux ne prendront pas de viande le matin, ni au repas de midi, mais ils mangeront en famille pour la veillée de Noël et, bien sûr, ils iront fêter Noël chez l'un de leurs parents le jour de Noël.
        
    Lien :
    Doit-on jeûner les jours de fête ? >>


  • L'article suivant a été publié pour la première fois le 8 octobre 2011.
        
    A Medjugorje, la Vierge nous demande de jeûner au pain et à l'eau les mercredis et les vendredis. Elle n'a pas dit ce qu'il fallait faire les jours de fête.

    Toutefois, il est vrai que c'est toujours un peu "étrange" de jeûner les jours de fête. On a l'impression d'être "en décalage". 

        

    A Medjugorje, une tradition s'est développée : quand un jour de fête tombe un mercredi ou un vendredi, alors on jeûne la veille au soir (et non pas le jour même).

       

    Un épisode de la vie de Saint François d'Assise nous montre que cette tradition n'est peut-être pas mauvaise...

        

    François avait toujours aimé la fête de Noël.
    Une année qu'elle tombait un vendredi, le frère Maurice - un des douze premiers - crut pouvoir proposer pieusement que l'on s'abstînt de viande :
    -"Ah ! Non, s'écria François. Lorsque c'est Noël il n'y a pas de vendredi. Si les murs pouvaient manger de la viande, ce jour-là, je leur en donnerais; mais puisqu'ils ne le peuvent pas, je les frotterai avec de la viande ! Et si j'étais empereur, je ferais répandre du grain partout pour les oiseaux, et notamment pour nos sœurs les hirondelles. Et les riches devraient tous recevoir des pauvres à leur table".

       

    Note : cet extrait particulièrement intéressant est tiré du livre du Père Jean Pihan : "François d'Assise".
        
    Lien :
    Doit-on jeûner le jour de Noël ? >>


  • Un petit témoignage de votre serviteur (écrit en juin 2015)...
         
    1-Parmi les gens qui mettent en pratique ce que la Vierge Marie demande à Medjugorje, on en rencontre souvent qui, les jours de jeûne, ont l'habitude de remanger à minuit (et non pas le lendemain matin). Que faut-il penser de cela ? Si vous me le permettez, voici quelques petites réflexions personnelles sur cette question.
         
    2-Mais tout d'abord, j'aimerais partager avec vous cet extrait d'un témoignage que la voyante Marija Pavlovic-Lunetti a donné le 16 février 1989, à l'église de Rezzoaglio, en Italie (source : Santo Rosario.net) :
    Quand la Sainte Vierge a demandé le jeûne, nous n'y étions pas habitués et nous attendions minuit pour commencer à manger des choses que nous avions mises de côté au cours de la journée. Cependant, la Sainte Vierge ne nous a rien dit pour nous faire savoir si cela était bon ou mauvais. La chose la plus importante est de ne rien manger pendant 24 heures, de minuit à minuit, à l'exception du pain et de l'eau.
        
    3-Voici maintenant un second extrait tiré d'un témoignage que la voyante Mirjana Dragicevic-Soldo a donné en novembre 2006, à Medjugorje (source : Coeur Immaculé de Marie) :
    Les gens essaient toujours de rendre les choses faciles pour eux. Mais nous savons tous combien de temps dure un mercredi et combien de temps dure un vendredi. Certains de mes amis attendent minuit impatiemment pour pouvoir manger. D’autres me posent la question de savoir si l’on peut prendre au moins du café le matin ? Je dis toujours : "Pourquoi pas ? Mais suffisamment tôt avant que la Vierge ne soit levée !"
         
    4-En lisant ces deux témoignages de Marija et de Mirjana, j'ai le sentiment que la Vierge de Medjugorje ne reproche rien à ceux qui remangent à minuit parce qu'ils mettent vraiment en pratique ce qu'elle demande (ils jeûnent effectivement pendant 24h), mais j'ai aussi le sentiment que cette habitude n'est peut-être pas absolument "parfaite", à ses yeux.
         
    5-Maintenant, j'aimerais vous donner un petit témoignage personnel.
    Rompre le jeûne alimentaire à minuit est une chose que j'ai faite à plusieurs reprises quand j'ai commencé à faire des neuvaines de jeûne. Le neuvième jour, en effet, l'envie de remanger enfin était tellement forte qu'il ne m'était pas possible d'attendre le lendemain matin.
         
    6-Puis, au bout de quelques neuvaines de jeûne, cette habitude de remanger à minuit a commencé à me poser trois petits "problèmes".
    a)-Tout d'abord, remanger la nuit m'obligeait à veiller tard et j'avais du mal à être en forme le lendemain.
    b)-Ensuite, je trouvais que le fait de manger la nuit donnait à mon jeûne un petit côté "Ramadan". Je n'ai absolument rien contre le Ramadan (bien au contraire !). Simplement, il me semble que le fait de manger la nuit est plus dans la tradition musulmane que dans la tradition catholique.
    c)-Enfin, je trouvais également qu'en mangeant à minuit, j'étais dans une dynamique de "fuite" du jeûne (si je puis dire); un peu comme si je cherchais à remanger "le plus vite possible". Or, il ne faut pas "fuir" le jeûne. Il faut au contraire l'accueillir et le laisser s'installer en nous, de telle sorte qu'il puisse créer de l'espace pour Dieu à l'intérieur de nous.
         
    7-Finalement, au bout de quelques neuvaines, j'ai réussi à perdre cette habitude de rompre le jeûne à minuit, et j'ai pu trouver la force de remanger le lendemain matin (c'est à dire le 10ème jour de mes neuvaines), au petit déjeuner. Comme y suis-je arrivé ? C'est très simple.
    J'ai pris conscience que quand le jeûne arrivait à sa fin, on pensait énormément à la nourriture : la charcuterie, les sauces, le jus de la viande, les boissons gazeuses... tout cela défile devant nos yeux et réveille en nous ce que l'on appelle la faim psychique (voir le documentaire intitulé : "Le jeûne, une nouvelle thérapie ?" qui a été diffusé sur Arte le 6 mars 2015).
    La faim psychique, ce n'est pas la faim de l'estomac (après tout, quand on a jeûné pendant 9 jours, on peut très facilement jeûner pendant 10 jours !), mais c'est la faim du cerveau qui, en pensant très fortement à la nourriture, attise lui-même le désir de manger.

    Pour supprimer cette faim psychique, il m'a suffit d'arrêter de penser à la nourriture au cours des derniers jours de jeûne (notamment le dernier) et de faire comme si ma neuvaine de jeûne devait durer 10 jours.
    Dès lors que j'ai fait cela, le problème a été réglé.
        
    8-Pour conclure, je dirais que le fait de remanger le lendemain d'un jour ou d'une neuvaine de jeûne (le lendemain matin, et non pas à minuit) a ceci d'avantageux : cela permet de vaincre non seulement la faim de l'estomac mais aussi la faim psychique.
    Et pour cette raison, il me semble que cette manière de faire est plus dans l'esprit des messages de la Vierge. Mais, bien sûr, ce n'est là qu'un avis personnel.