• PENSEES DU PAPE EMERITE BENOÎT XVI : La Pentecôte

    Des pensées du Pape émérite Benoît XVI...
        
    La Pentecôte
    La Pentecôte n'est pas seulement l'origine de l'Eglise et donc, de manière particulière, sa fête; la Pentecôte est aussi une fête de la création. Le monde n'existe pas tout seul; il provient de l'Esprit créateur de Dieu, de la Parole créatrice de Dieu.
        
    L'Eglise et la politique
    L'Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l'Etat. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l'écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s'insérer en elle par la voie de l'argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s'affirmer ni se développer.
        
    Le rôle croissant d'Internet
    Un rôle croissant est aujourd'hui reconnu à Internet qui constitue un nouveau forum sur lequel il faut faire résonner l'Evangile, avec la conscience, toutefois, que le monde virtuel ne pourra jamais remplacer le monde réel et que l'évangélisation ne pourra profiter de la virtualité offerte par les nouveaux médias pour instaurer des relations significatives que si l'on arrive à un contact personnel qui demeure irremplaçable. Dans le monde d'Internet, qui permet à des milliard d'images d'apparaître sur des millions d'écrans dans le monde, devra apparaître le visage du Christ ainsi que la possibilité d'entendre sa voix, car "s'il n'y a pas de place pour le Christ, il n'y a pas de place pour l'homme".
        
    Se mettre en relation avec les autres et avec Dieu
    Ce n'est pas en s'isolant que l'homme se valorise lui-même, mais en se mettant en relation avec les autres et avec Dieu. L'importance de ces relations devient alors fondamentale. Cela vaut aussi pour les peuples.
        
    L'image de Dieu présente dans l'homme
    L'image de Dieu présente dans l'homme le pousse vers la ressemblance, c'est-à-dire vers une identité toujours plus complète entre la volonté propre et la volonté divine. On atteint cette perfection par l'action de l'Esprit Saint qui vient habiter l'âme et purifie, absorbe et transforme en charité tout élan et tout désir d'amour présent chez l'homme.
        
    Le mot amour
    Aujourd'hui, le mot "amour" est tellement abîmé, usé, on en a tellement abusé que l'on a presque peur de le laisser effleurer nos lèvres. Il s'agit pourtant d'un mot essentiel, l'expression de la réalité primordiale; nous ne pouvons pas l'abandonner tout simplement. Nous devons le reprendre, le purifier et le ramener à sa splendeur d'origine, afin qu'il puisse éclairer notre vie et la conduire sur le droit chemin. C'est la conscience de cela qui m'a conduit à choisir l'amour comme thème de ma première Encyclique.
        
    Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme
    Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l'héritage chrétien. En vérité, sa mémoire du passé anime ses aspirations pour l'avenir.
        
    S'inspirer des valeurs sur lesquelles se fonde la communauté familiale
    Pour vivre en paix, la communauté sociale est aussi appelée à s'inspirer des valeurs sur lesquelles se fonde la communauté familiale. Cela vaut pour les communautés locales comme pour les communautés nationales; cela vaut plus encore pour la communauté des peuples elle-même, pour la famille humaine qui vit dans la maison commune qu'est la terre.
        
    Le danger de redimensionner le réalisme eucharistique
    Aujourd'hui aussi existe le danger de redimensionner le réalisme eucharistique, c'est-à-dire de considérer l'Eucharistie presque seulement comme un rite de communion, de socialisation, en oubliant trop facilement que dans l'Eucharistie le Christ ressuscité est réellement présent avec son corps ressuscité qui se met entre nos mains pour nous faire sortir hors de nous-mêmes, nous incorporer dans son corps immortel et nous guider ainsi vers la vie nouvelle. Ce grand mystère, selon lequel le Seigneur est présent dans toute sa réalité sous les espèces eucharistiques, est un mystère à adorer et à aimer toujours à nouveau !
        
    L'image du jugement final
    La protestation contre Dieu au nom de la justice ne sert à rien. Un monde sans Dieu est un monde sans espérance. Seul Dieu peut créer la justice. Et la foi nous donne la certitude qu'il le fait. L'image du jugement final est en premier lieu non pas une image terrifiante mais une image d'espérance : pour nous peut-être même l'image décisive de l'espérance. Mais n'est-ce pas aussi une image de crainte ? Je dirais : c'est une image qui appelle à la responsabilité.