• Une rubrique pour mieux comprendre et mieux aimer nos prêtres.

        
    Sermon
    Les prêtres doivent parler de la Miséricorde
    (02/09/18)
    Voici un extrait du Petit Journal de sœur Faustine Kowalska (paragraphe 1521 / Jésus parle à sœur Faustine) :
    Dis à mes prêtres que les pécheurs endurcis se repentiront à leurs paroles lorsqu'ils parleront de mon insondable miséricorde, de la pitié que j'ai pour eux en mon cœur. Aux prêtres qui proclameront et glorifieront ma miséricorde, je donnerai une force extraordinaire, je bénirai les cœurs auxquels ils s'adresseront.
        
    Vœux
    L'importance de l'obéissance
    (13/11/15)
    Voici une très belle citation de sainte Marie-Madeleine Postel (1756-1846), la fondatrice des Sœurs des Ecoles Chrétiennes de la Miséricorde : "Obéir, c'est aller au Ciel sur les épaules d'autrui".
        
    Réflexion
    Une réflexion sur le célibat des prêtres à la lumière de la vie de saint Maximilien Kolbe
    (16/08/15)
    Le 14 août, nous avons fait mémoire de saint Maximilien Kolbe (1894-1941), ce prêtre franciscain polonais qui a donné sa vie pour sauver celle d'un soldat marié et père de famille, à Auschwitz.
    En pensant à saint Maximilien Kolbe, je me pose une question : aurait-il pu faire la même chose si l'Eglise avait autorisé le mariage des prêtres et s'il avait été lui-même père de famille ? Il est évident que, dans ce cas, l'histoire ne se serait pas passée de la même manière.
    En effet, un père de famille fera toujours passer ses propres enfants avant tout (ils sont la chair de sa chair) et, de ce fait, il lui sera beaucoup plus difficile de donner sa vie pour son prochain ou pour Dieu.
    Par conséquent, si l'Eglise autorisait le mariage des prêtres, je crois bien que l'une des conséquences seraient que les prêtres ne pourraient plus aimer Dieu et le prochain au point de mourir pour eux. Autrement dit, ils ne pourraient plus aimer comme Jésus a aimé.
        
    Medjugorje
    La Vierge nous parle du don de guérison
    (25/04/15)
    Voici un message que la Vierge a donné le 25 juillet 1982, à Medjugorje :
    Pour les guérisons des malades, il est très important de faire les prières suivantes : le "Credo", sept "Notre Père", "Je vous salue Marie" et "Gloire au Père" et jeûner au pain et à l'eau. Il est bon d'imposer les mains sur les malades et de prier. Il est bon d'oindre les malades avec de l'huile bénite. Tous les prêtres n'ont pas le don de guérir. Afin de réveiller ce don-là, le prêtre doit prier avec persévérance et croire fermement.
        
    Réflexion
    Médisances dans les paroisses et secret de Confession
    (12/09/14)
    Une petite réflexion de votre serviteur...
    Il y a quelques années, à Medjugorje, j'ai demandé à un prêtre ce qui était le plus dur dans son ministère. Il m'a tout de suite répondu : "Les médisances dans les paroisses. Les gens qui critiquent sans cesse les prêtres".
    Ah, comme Jésus est bon envers les pécheurs !
    En effet, il "permet" (avec de gros guillemets) que les laïcs critiquent les prêtres... mais il interdit formellement à ses prêtres de répéter à tout le monde tous les péchés que ces mêmes laïcs ont avoués en Confession !

    Oui, comme il est grand l'amour de Dieu pour nous !
    En imposant le secret de Confession à ses prêtres, Jésus montre de la plus belle manière qu'il applique lui-même ce principe : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse" !

    Il serait bon que chacun en prenne conscience.
        
    Medjugorje

    Le Père Svetozar dit qu'il n'a jamais été appelé au sacerdoce
    (12/08/14)
    Voici un extrait d'une conférence de soeur Emmanuel sur la prière. Il y est question du Père Svetozar (qui a remplacé le Père Slavko au "Village de la Mère" de 2000 à 2013, avant de partir pour la Croatie). Soeur Emmanuel nous explique que l'appel au sacerdoce ne passe pas forcément par des signes extraordinaires mais qu'il se fait à travers des choix souvent très simples.
    Il y a un prêtre, à Medjugorje, qui est un saint prêtre, et qui est prêtre depuis 30 ans, le Père Svetozar. Il est anglophone. Beaucoup ne le connaissent pas chez les francophones.
    On lui demandait l'autre jour : "Quelle est la manière dont le Seigneur vous a appelé au sacerdoce ?" Et après 30 ans de sacerdoce, il a dit : "Mais je n'ai jamais été appelé au sacerdoce". On lui a alors demandé : "Mais comment avez-vous senti ?" Il a dit : "Je n'ai jamais rien senti. J'ai fait mon choix. Je voulais être mécanicien, et au moment de faire mon choix - c'était le temps du communisme et il ne s'agissait pas de prendre une voie pour bifurquer sur une autre - j'ai pensé : "Pourquoi ne pas être prêtre ?" Après tout, quand on est prêtre on sert Dieu et quand on est mécanicien on sert les hommes. Alors, autant servir Dieu. Je n'ai qu'une vie sur la terre. J'ai choisi d'être prêtre et je suis tout de suite entré au séminaire. Mais je n'ai jamais reçu l'appel".
    Lien : la conférence de soeur Emmanuel >>
        

    Vie des Saints
    Saint François d'Assise nous dit comment nous devons aimer les prêtres (28/03/14)
    A Medjugorje, la Sainte Vierge nous demande d'aimer les prêtres, d'avoir confiance en leurs mains bénies, de ne pas les juger et de prier pour eux. Pour stimuler notre amour pour les prêtres, voici un extrait du Testament de Saint François d'Assise :
    Le Seigneur me donna une telle foi dans les prêtres qui vivent selon la forme de la sainte Eglise romaine que même s'ils me persécutaient, je voudrais recourir à eux. Et je ne veux pas considérer en eux le péché, car je discerne en eux le Fils de Dieu et ils sont mes seigneurs. Et je fais cela parce que dans le siècle, je ne vois rien corporellement du très haut Fils de Dieu, sinon son très saint corps et son très saint sang que les prêtres seuls administrent aux autres.

         

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  • Une petite réflexion personnelle...
        
    Il y a quelques jours, au monastère des Clarisses de ma ville, une jeune fille est entrée au noviciat.
    L'entrée au noviciat est un acte d'une très grande simplicité et, à la fois, d'une profondeur extrême.
        
    Au niveau de ce qui se passe extérieurement, l'acte en lui-même est très simple. La novice n'a que quelques mètres à faire - quelques mètres seulement - pour passer de l'autre côté de la clôture et aller rejoindre les sœurs.
        
    Mais au niveau de ce qui se passe intérieurement, c'est extraordinaire ! Ce sont des centaines de kilomètres, que dis-je, des milliers de kilomètres qui sont parcourus !
        
    En effet, essayez de penser un tout petit instant à toutes les choses que la novice laisse derrière elle : la télé, la radio, Internet, l'argent, les beaux vêtements, les dîners entre amis, la possibilité de voyager, les biens matériels... Avouez que cela nous entraîne très très très loin du monde dans lequel nous vivons !

        
    L'entrée au noviciat est un acte d'une beauté extraordinaire. C'est un acte qui est tellement grand qu'il nous emporte bien au-delà de l'espace et du temps. Il nous rapproche du Ciel et de l'éternité !


  • Thérèse Neumann (1898-1962) est une mystique allemande qui est très connue pour ses stigmates et ses visions. Son procès en béatification a été ouvert le 13 février 2005. Voici un enseignement célèbre qu'elle a reçu de Jésus (au sujet de la bénédiction des prêtres) :
        
    Ma chère enfant, je désire t'enseigner à recevoir ma bénédiction avec ferveur. Sache que quelque chose de grand se passe quand tu reçois la bénédiction de mon prêtre. La bénédiction est un épanchement de ma sainteté divine. Ouvre ton âme et laisse-la devenir sainte par le moyen de la bénédiction. La bénédiction est une rosée céleste pour l'âme; tout ce qui est fait par elle peut être fructueux.
        
    Par le pouvoir de bénir, j'ai donné au prêtre le pouvoir d'ouvrir le trésor de mon cœur et d'en verser une pluie de grâces sur les âmes. Quand le prêtre bénit, je bénis. Alors, un immense courant de grâce jaillit de mon Sacré Cœur et se répand dans l'âme, la remplissant à sa pleine capacité. Par le recueillement, tiens ton cœur ouvert dans l'intention de ne pas perdre le profit de la bénédiction. Par ma bénédiction, tu reçois la grâce d'aimer, la force d'endurer la souffrance et le secours pour le corps et pour l'âme.
        
    Ma sainte bénédiction contient tous les secours pour les besoins de l'humanité. Par la bénédiction tu acquiers la force et le désir de chercher le bien, de fuir le mal et de te réjouir de la protection de mes enfants contre la puissance des ténèbres. C'est un grand privilège que de recevoir ma bénédiction. Tu ne peux comprendre quelle miséricorde elle t'apporte de ma part. Alors ne la reçois jamais par manière d'acquit ou distraitement. De pauvre que tu étais avant la bénédiction, tu deviens riche après.
        
    Je regrette que la bénédiction de l'Église soit si peu estimée et si rarement reçue. Ta bonne volonté est fortifiée par elle, tes entreprises sont conduites par une Providence toute particulière, ta faiblesse est soutenue par ma puissance, tes pensées et tes intentions sont spiritualisées et toutes les mauvaises influences sont neutralisées. J'ai donné à ma bénédiction un vaste pouvoir. Il procède de l'amour éternel de mon Sacré Cœur. Plus on apportera de zèle à la donner ou à la recevoir, plus son efficacité sera grande. Que ce soit un enfant ou le monde entier qui la reçoive, la bénédiction est encore bien des fois plus grande qu'un millier de mondes.
         
    Pense que Dieu est immense, infiniment immense. Combien petites sont toutes les choses en comparaison avec lui. Qu'un ou plusieurs reçoivent la bénédiction, c'est la même chose. Je donne à chacun dans la mesure de sa foi. Puisque je suis infiniment riche de tous biens, tu peux recevoir sans mesure. Tu ne peux pas espérer trop de ma bénédiction; elle surpassera toujours les plus profondes espérances.
        
    Mon enfant, protège tout ce qui t'apporte des bénédictions. Estime hautement tout ce qui est bénit; alors tu me plairas, à moi, ton Dieu. Quand tu es bénie, tu deviens plus unie à moi, sanctifiée de nouveau, guérie, protégée par l'amour de mon Sacré Cœur.
        
    Souvent, je tiens cachées les œuvres de ma bénédiction, de sorte qu'on ne les connaît que dans l'éternité. Souvent, il semble que les bénédictions ne portent pas de fruits, mais merveilleux sont les ouvrages de ma bénédiction, même les résultats qui semblent sans fruits apparents sont une bénédiction cachée dans la sainte bénédiction. Ce sont souvent des mystères de ma Providence que je ne désire pas manifester.
        
    Souvent mes bénédictions produisent des effets inconnus dans l'âme. Alors, aie grande confiance dans cet épanchement de mon Sacré Cœur et apprécie la faveur des résultat cachés à tes yeux. Reçois la sainte bénédiction sincèrement, car les grâces de la bénédiction n'entrent que dans un cœur humble. Reçois-la avec une bonne volonté et l'intention de devenir meilleur. Alors la bénédiction pénétrera dans les profondeurs de ton cœur et produira ses effets. Sois une enfant de bénédiction; alors tu seras toi-même une bénédiction pour les autres.


  • Une rubrique consacrée à la vocation (au sens très large du terme).
         

       

    Prière
    Prière pour l'Eglise et pour les vocations (15/05/17)
    Marie-Laure Douady (du site "Réjouis-toi Marie") a écrit une jolie prière - sous la forme d'un poème - pour l'Eglise et pour les vocations. A découvrir ici >>

        
    Vie des Saints
    Marcel Van parle des doutes concernant sa vocation de frère Rédemptoriste (11/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite au Père Boucher le 21 novembre 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Mon Père, savez-vous que depuis longtemps je suis très fortement tenté contre ma vocation ? Naturellement, j'ai peur ne sachant pas si je pourrai persévérer dans la Congrégation. Le démon me dit : "Tu es encore bien jeune, avec beaucoup d'espoir pour l'avenir, retourne dans le monde pour y chercher le bonheur".
    Je vois que ma vie près de Jésus est entièrement plongée dans les ténèbres, et je me demande si le bonheur est vraiment là où je pense le trouver.
    Ce qui ajoute encore à mon amertume, c'est que le démon ne cesse de faire miroiter à mon esprit le bonheur de fonder une famille, avec une personne tendrement aimée, ayant les moyens de vivre dans le monde et d'élever de nombreux enfants...

    Mais hélas ! Comme cela est opposé à l'idéal qui a toutes mes préférences ! C'est-à-dire que, pour moi, je n'apprécie que l'état de vie dans lequel je me trouve maintenant près de Jésus. Mais pourquoi Dieu permet-il au démon de faire naître chez moi des pensées si honteuses ? Souvent, je suis fortement provoqué, j'en suis peiné, et je ne puis que laisser échapper ces mots : "Oh ! Jésus, si tu le veux, je vais renoncer au bonheur de vivre près de toi, pour retourner dans le monde chercher un autre état de vie; mais quelle douleur pour mon cœur, si je devais subir une volonté qui de ta part ne serait rien moins que le rejet !! Quelle douleur ! Quelle amertume!..." Impossible de décrire plus longuement ma souffrance.
    Mon Père, vous savez que Dieu m'a remis entre vos mains. En ce moment je ne puis qu'attendre des conseils, des directives de votre part, car je suis plongé dans la plus profonde nuit !...
        
     
    Medjugorje
    Jakov parle du fait que les voyants de Medjugorje se soient tous mariés
    (22/01/16)
    Voici un extrait d'une rencontre avec le voyant Jakov qui a eu lieu en 2008 ou 2009 (la date exacte n'a pas été précisée) et qui a été publié dans la Newsletter de June Klins du mois de janvier 2016 (traduit par mes soins à partir de la version anglaise) :
    Question : A lourdes, Bernadette est devenue religieuse. A Fatima, Lucie est devenue religieuse et elle a fait beaucoup. Mais vous, les voyants de Medjugorje, vous êtes tous mariés. Y a-t-il un message dans le fait que la Vierge vous ait choisis étant jeunes et dans le fait que vous vous soyez tous mariés selon la loi de Dieu et selon l'amour de Dieu ?
    Réponse : Je pense que Notre Dame nous donne à tous la liberté, et à nous aussi les voyants. Elle nous donne la liberté de choisir ce que nous voulons faire. Elle nous donne la liberté de prier ou pas. Notre Dame nous laisse l'entière liberté. Elle a exprimé le souhait que nous entrions tous au couvent... Notre Dame peut tout faire, et si elle avait voulu que je devienne un religieux, je l'aurais fait. Mais elle nous a donné la liberté, et j'ai donc choisi de me marier.
    Question : Serait-ce parce qu'à travers le mariage, on peut donner un témoignage qui est utile à la société ?
    Réponse : Aujourd'hui, tant de familles sont détruites. Il y a tant de problèmes, tant de divorces. Je pense qu'à travers notre propre famille, nous pouvons donner un grand témoignage. Beaucoup de gens trouvent étrange que nous soyons tous mariés. Il y a tellement de personnes qui me disent que si elles voyaient Notre Dame, elles entreraient immédiatement au couvent. Mais être marié, c'est un sacrement, celui du mariage.
     
     
        
      
     

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  • Une amie vient de me transmettre quelques poèmes du Père Joseph Pangaud, un prêtre qu'elle a bien connu et qui a été missionnaire en Chine.
        
    Poème 2
    ETAT D'AME
        
    Plus Jésus me poursuit de son divin Amour,
    Plus je me sens porté à l'aimer en retour,
    Moins je suis hors de lui, plus vive est sa présence,
    Moins je me satisfais, plus sa faim est intense.
        

    Mais pour être son tout et ne plus être à moi,
    Me sentir pacifié, rassuré dans la foi,
    Faut-il encore qu'il soit au cours de mes journées
    L'unique inspirateur de toutes mes pensées.
        
    Car là précisément réside bien l'écueil
    Qui me fait trop souvent trébucher par orgueil :
    Délaissant son esprit, je tombe dans le doute
    Et le doute m'emporte en dehors de Sa route.
        
    En effet, est-ce ainsi qu'il entend être aimé ?
    Habité dans mon coeur pour y être choyé ?
    Puisque Dieu est Amour... Et c'est là Sa substance !
    Pourquoi Le laisser seul, souffrant de mon silence ?
        
    Hélas ! Mieux vaut dire que je suis un rêveur
    Et non pas de Jésus le fervent serviteur,
    Car par manque de foi en sa sainte présence
    Je me fais négligent, l'indispose et l'offense.
        
    Cependant sans regret, sans crainte et sans souci,
    Non pas comme un forçat puisqu'Il est mon ami,
    Quelle joie ce serait, animé d'espérance,
    De marcher sur ses pas, porté par la confiance !
        
    N'est-il pas mon ami, un ami éprouvé ?
    Ne me quittant jamais, sinon dans le péché,
    Partout m'accompagnant, m'instruisant de sa science
    Qu'il me faut écouter, mais en ai-je conscience ?
        
    O Christ, enseigne-moi le bonheur de prier,
    Celui de m'oublier, de me sacrifier !
    Je veux vivre d'Amour jusqu'à la folie,
    "Tout perdre s'il le faut, pour posséder la Vie !"
        
    Telle est la voie royale où je dois m'engager,
    Tel est le feu divin dont je voudrais brûler :
    Sachant que le Seigneur en souffrant sur la terre
    N'a pourtant pas cessé d'être heureux près du Père.
        
    Père Joseph Pangaud
        


        
    Poème 1

    SOUVENIRS
        
    Je n'ai de souvenir que celui de ma mère
    Que je revois encore tant souffrir et prier,
    N'ayant pour tout bonheur, lorsqu'elle était sur terre,
    Que d'être de Marie le reflet consommé.
        
    En effet, s'efforçant en pleine indépendance
    de répandre la joie par son humilité,
    Elle ne prit plaisir qu'en son obéissance
    Qui la rendait semblable au divin crucifié.
        
    Ainsi n'a-t-elle été dans sa vraie solitude
    Qu'un cœur rempli d'AMOUR que le mien outrageait,
    N'ayant pour être aimée que mon ingratitude,
    Pleurant sur mes péchés alors que j'en riais !
        
    Et pourtant, après Dieu, m'arrachant à l'abîme,
    Qui donc m'a mérité d'être ce que je suis
    Si ce n'est cette femme à la foi si sublime ?
    Dont le cœur merveilleux enfin me convertit !
         
    Et même qui me vaut, nonobstant ma misère,
    De servir le Seigneur et d'être si heureux ?
    Sinon encore maman qui n'avait pour prière
    Que de se sacrifier pour m'enfanter à Dieu.
         
    Combien elle était belle en faisant oraison,
    Bras en croix, toute en pleurs devant la croix rustique !
    Elle m'obtint du Christ, Sauveur toujours si bon,
    La grâce d'être prêtre, en son âme mystique.
         
    Père Joseph Pangaud
         
    Note :

    Je la surpris en regardant par le trou de la serrure ! Une autre fois, en pleine nuit, alors que nous étions tous couchés, j'entendis parler dans la cuisine; je me levai, et à pas de loup, j'allai écouter à la porte; elle était seule à épancher son âme en Dieu, en faisant cette prière : "Seigneur... depuis si longtemps que je vous le demande!... Mais vous ne m'en prenez pas ?... Même pas un ! Pour être prêtre ? Oh, que je serais contente ! Je vous les offre tous !"
    Puissance de la prière : sur 8 garçons que nous étions, Dieu en a pris deux... dont moi qui m'en allai pensant qu'elle était "cinglée" ! Merci mon Dieu ! Merci maman !