• Si l'on s'en réfère aux messages connus (tous les messages n'ont pas été rendus public), Jésus a parlé au moins cinq fois à Medjugorje :
        
    1)-Le 25 décembre 2012 (message mensuel de Marija)
    Je suis votre paix. Vivez mes commandements.
        
    2)-En octobre 1986 (locution de Jelena)
    Je suis heureux, mais ma joie n'est pas complète tant que vous ne serez pas pleins de joie. Vous n'êtes pas encore remplis de joie parce que vous n'êtes pas encore en état de comprendre mon immense amour.
        
    3)-Le 31 décembre 1985 (locution de Jelena et Marijana)
    Quand vous entendez les cloches, à minuit, vous vous mettez à genoux, vous inclinez vos têtes jusqu'à terre pour que vienne le Roi de la paix. En cette année, j'offrirai ma paix au monde, mais après, je vous demanderai où vous étiez quand je vous offrais ma paix.
        
    4)-En avril 1984 (locution de Jelena)
    Recevez mes grâces et dites au monde entier qu'il n'y a de bonheur que par Moi.
        
    5)-Le 2 novembre 1981 (message donné aux voyants)
    Jésus apparaît aux voyants avec des blessures sur le corps et portant une couronne d'épines.
    Regardez-moi, comme j'ai été blessé et martyrisé. J'ai malgré tout remporté la victoire. Vous aussi, mes anges, soyez persévérants dans votre foi et priez afin de vaincre.


  • Voici une très belle pensée d'André Frossard qui est tirée de son livre : "L'art de croire" (il s'agit d'un extrait de son commentaire des paroles du Credo : "Il a été crucifié").
        
    Si une seule larme nous sauve de la sécheresse et fait renaître en nous une sorte de printemps réconcilié, la première goutte de sueur sanglante dans la nuit de Gethsémani n'aurait-elle pas suffi à nous sauver ?


  • Une petite réflexion de votre serviteur...
        
    Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire (Marc 10, 37).
        

    Cette demande de Jacques et Jean à Jésus est une tentation que les hommes ont bien souvent.
        
    C'est la tentation de vouloir être le plus grand, de rechercher la première place, de s'entourer uniquement de gens de grand renom, d'envier la vie qu'ils mènent plutôt que de chercher à partager celle des pauvres...
        
    C'est la tentation de vouloir être admiré par les hommes du monde entier, telle une grande vedette qui est acclamée par son public dans une salle de spectacle.
    C'est la tentation de vouloir qu'aux yeux de tous, Jésus vienne s'asseoir à nos côtés pour juger le monde et régner à jamais.

         
    Il est une chose importante que nous ne devrions toutefois pas oublier :
        
    Quand Jésus reviendra dans sa gloire (et personne ne sait quand ce moment se produira), il se pourrait bien qu'Il agisse de la même façon que lors de sa première venue, la nuit de Noël.
        
    Oui, il se pourrait fort bien que Jésus décide de faire son entrée en passant non pas par le devant de la scène (c'est à dire par là où nous nous trouvons) mais... par le fond de la salle !

         
    Et là, lorsque les hommes du monde entier se retourneront tous pour Le voir et qu'ils regarderont enfin dans la bonne direction, alors tous ceux qui se trouvaient dans le fond de la salle et qui occupaient les derniers rangs (les pauvres, les malades...) se retrouveront automatiquement aux premières places pour accueillir le Christ !
        
    Et c'est ainsi que "beaucoup de premiers seront derniers, et beaucoup de derniers, premiers" (Matthieu 19, 30).
         
    Mais nous, à ce moment-là, du haut de notre piédestal et de notre suffisance, aurons-nous encore assez d'humilité pour dire à Jésus : "Jésus, souviens-toi de moi" ? (Luc 23, 42)


  • Le fait d'aimer Jésus ou une personne qui est connue (un acteur, un chanteur...) conduit inévitablement celui qui aime à tenter de "tisser des liens" quotidiens avec la personne aimée, et ceci afin de mieux la connaître et de pénétrer peu à peu dans son univers.

        

    Quand c'est Jésus que l'on veut aimer, on prie, on lit les Evangiles, on fait partie d'un mouvement d'Eglise, on participe à l'Eucharistie...

    Quand c'est une personne connue que l'on veut aimer, alors on pense à elle, on lit des livres qui lui sont consacrés, on s'inscrit à un "fan-club", on va voir ses films ou ses spectacles...

        

    On pourrait se dire que, finalement, les deux relations sont assez similaires. Pourtant, il existe une grande différence entre les deux.

    Cette différence est particulièrement visible au moment où l'on rencontre personnellement la personne aimée.

        

    En effet, ce qui est frappant quand on rencontre une personne connue à laquelle on s'est beaucoup intéressé (et dont on pense qu'on sait tout d'elle), c'est que cette personne, elle, ne nous connaît pas.

    Quand on lui demande un autographe, par exemple, elle est obligée de nous demander notre prénom, notre nom, le lieu où nous habitons... car elle ne sait pas tout cela.

    Pour nous, elle est comme un ami que nous connaissons bien, mais, pour elle, nous sommes un étranger.

        

    Par contre, quand on rencontre personnellement Jésus, alors les choses fonctionnent bien dans les deux sens. Jésus n'a pas besoin de nous demander qui nous sommes. Il nous connaît depuis le jour de notre conception.

    Par exemple, il est capable de nous dire : "Je me suis réjoui avec toi, il y a une semaine, quand tu as reçu le coup de fil de cet ami dont tu n'avais pas eu de nouvelles depuis très longtemps".

    Oui, Jésus sait tout de nous. Il est là à chaque seconde de notre vie.

    Contrairement à la star internationale, il sait même beaucoup plus de choses sur nous que nous n'en savons sur lui !

    Quelle chose incroyable, ne trouvez-vous pas, que de pouvoir être connu de tous et, en même temps, d'être capable de connaître chacun individuellement !


  • Voici un petit texte pour essayer de répondre à la question : "Pourquoi Jésus a-t-il autant souffert à Gethsémani ?"

        

    1-SŒUR FAUSTINE

        

    Au début du XXème siècle, Jésus est apparu à sœur Faustine Kowalska, une religieuse polonaise qui a été canonisée par le Pape Jean-Paul II le 30 avril 2000.

    Jésus a donné à sœur Faustine une neuvaine (à réciter chaque année avant la fête de la Miséricorde, qui a lieu le premier dimanche après Pâques).

    Le dernier jour de cette neuvaine, Jésus a dit ceci à sœur Faustine (les paroles de Jésus sont rapportées dans le texte de la neuvaine) : Aujourd'hui, amène-moi les âmes indifférentes et froides et plonge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement mon Cœur. Ce sont elles qui, au Jardin des Oliviers, m'inspirèrent la plus grande aversion. C'est à cause d'elles que j'ai dit : "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi". Pour elles, l'ultime planche de salut est de recourir à ma Miséricorde.

       

    2-UNE PETITE THEORIE PERSONNELLE

       

    Avec le temps, il me semble que je suis parvenu à comprendre un tout petit peu mieux (un tout petit peu seulement) pourquoi les âmes indifférentes et froides étaient celles qui avaient le plus fait souffrir Jésus à Gethsémani (et aujourd'hui encore).

    Voici, en quelques mots très simples, ma petite explication personnelle :

     

    a)-Les âmes qui vivent dans le péché    

    Quand une âme vit dans le péché, cela signifie qu'elle pense, qu'elle dit et qu'elle fait des choses qui ne vont pas dans le sens de Dieu.

    Bien évidemment, cela n'est pas bien. 

    Mais au moins, cette âme pense, dit et fait "quelque chose". Elle parle, elle bouge... Autrement dit, elle n'est pas "inatteignable". On peut la mettre en garde, l'avertir, la contredire, parler avec elle... le contact est possible.

      

    b)-Les âmes qui vivent dans la sainteté

    Quand une âme vit dans la sainteté, cela signifie qu'elle pense, qu'elle dit et qu'elle fait des choses qui vont dans le sens de Dieu.

    Bien évidemment, cela est très bien.

    Non seulement on peut parler avec cette âme et l'écouter, mais, en plus, on peut lui poser des questions et s'enrichir à son contact.

     

    c)-Les âmes qui vivent dans l'indifférence

    Mais dans le cas d'une âme indifférente et froide, que peut-on faire ? C'est une âme qui, par définition, ne pense rien, ne dit rien et ne fait rien.

    Avec elle, le dialogue est impossible. L'échange est impossible. Le contact est impossible. En effet, que faire avec une âme avec laquelle on ne peut pas entrer en relation ?

    C'est terrible. C'est le désert total. C'est le vide absolu.

      

    3-LE CAS DE MEDJUGORJE

       

    En tant que défenseur de Medjugorje, il m'est souvent arrivé de parler des apparitions de la Gospa avec des gens très divers : des laïcs, des prêtres...

     

    a)-Les gens qui n'y croient pas

    Parfois, les gens n'y croyaient pas. Alors, il a pu arriver que nos discussions soient très "rudes".

    Mais quoi qu'il en soit, ces rencontres ne m'ont jamais laissé un goût amer car les personnes avec lesquelles j'ai discuté m'ont toujours offert leur amitié (en me servant quelque chose à boire, par exemple). Elles m'ont aussi parlé de bien d'autres choses que de Medjugorje (de Lourdes, de Fatima...).

    Très souvent, nous sommes restés amis.

        

    b)-Les gens qui y croient

    Parfois, les gens y croyaient. Alors, ça a été des moments de communion très intenses, très profonds. Une très grande joie nous a rassemblés. C'est un peu comme si, tout d'un coup, on se retrouvait "en famille". C'était comme si chacun de nous pouvait voir en l'autre un frère, une sœur, un père, une mère...

    C'est vraiment une expérience incroyable à faire !

     

    c)-Les âmes qui vivent dans l'indifférence

    Mais ma petite expérience m'a également montré que la souffrance était beaucoup plus grande avec les gens indifférents qu'avec les gens qui ne croyaient pas à Medjugorje.

    En effet, comme je l'ai dit précédemment, ceux qui n'y croient pas nous offrent au moins leur amitié. Par contre, ceux qui sont indifférents ne nous offrent rien. C'est comme s'ils nous disaient : "Ta Vierge ne m'intéresse pas, tes voyants ne m'intéressent pas, tes messages ne m'intéressent pas... Je vis très bien sans tout cela. Tu peux donc garder Medjugorje pour toi".

    La souffrance est alors beaucoup plus grande car il n'y a que le néant entre nous. Aucun dialogue n'est possible. Rien d'humain ne nous rassemble. La froideur domine et elle nous glace.

    Comme le chantait Gilbert Bécaud dans sa chanson "L'indifférence" : "Y'a plus de haine, y'a plus d'amour, y'a plus grand chose".

        

    Oui, vraiment, c'est cela l'indifférence. C'est le vide. C'est le néant. Et c'est ce non-sens qui rend la vie absolument insupportable et qui fait tant souffrir.

    C'est comme une porte qu'on nous claque au nez et que personne ne vient rouvrir. C'est dur. C'est froid. Encore une fois, c'est vraiment terrible.

    D'autant plus que, par respect pour la liberté de l'autre, on ne peut pas forcer l'autre à être différent de ce qu'il est.

    Voilà, je pense, pourquoi Jésus a autant souffert à Gethsémani (et aujourd'hui encore).